Argences, une dépendance de l’abbaye de Fécamp

 

 

 

Blason de Argences

De gueules à trois mitres d'or chargées d'une croisette de gueules, posées 2 et 1, accompagnées de trois branches de laurier de sinople, posées 1 et 2, celle du chef en pal les deux autres branches de laurier passées en sautoir en pointe[17].

 

En 989, Richard Ier duc de Normandie fit donation à l'abbaye de Fécamp des cures de Mondeville et d'Argences. Cette dernière fut par la suite élevée en baronnie. À partir de cette date, le domaine de Mondeville fut géré comme un fief ecclésiastique par la baronnie d'Argences.

En 1025 le duc Richard II y autorise la tenue d’un marché .

En 1670, l’abbaye de Fécamp possédait à Argences 26 ha de labours et 6,5 ha de prés ; en 1757 elle en possédait 104 ha ; il s’agissait surtout de la ferme du Fresnes.

La chance historique d’Argences était d’être un fief de l’Abbaye de Fécamp ; cette dernière en fit un bourg très actif au Moyen Age par les moulins à blé et à Orge, les halles, le marché du jeudi, la foire Saint Luc pour le plus grand profit des bénédictins ; également par la culture de la vigne.

Sur la place Guillaume Volpiano, se situaient autrefois l’ancien périmètre de défense, le logis seigneurial, puis les témoins de la révolution industrielle, notamment l’usine à gaz dont persistent les bâtiments, la manufacture de perles, etc.

Tout à l’origine, dès le second siècle, les collines portèrent un vignoble renommé et les argiles la constituant furent à l’origine des premières poteries et tuileries du lieu.

 

Le vignoble :

Situé sur la côte Saint-Eustache et desservi par le chemin des vignes.

À l'époque ducale, le vignoble d'Argences était réputé ; il alimentait l’abbaye ainsi que ses dépendances ; la rivière avait été canalisée pour en assurer le transport.

 

La rivière - La Muance divaguait dans la large vallée qui occupait le pied des collines, elle fut canalisée et permit dès le 11ème siècle d’actionner plusieurs moulins.

 

Les moulins : L’abbaye de Fécamp possédait sur la Muance quatre moulins, avec notamment :

-Le Moulin de la Porte, le plus ancien et le mieux conservé des moulins actionnés par la Muance, affluent de la Dives, créé par l'abbaye de Fécamp, au XIème siècle, voici presque mille ans, pour moudre le blé en relation avec un four à main, les halles et le marché hebdomadaire du jeudi.

-Le Moulin dit banal ; celui-ci fut racheté après la Révolution et considérablement développé, trois roues l'équipèrent. Aujourd'hui, la roue en chêne vert tourne à vide pour le plaisir des promeneurs. Situé rue du Moulin, il est la propriété de la ville d’Agences depuis 1999. L'Association des Amis du Moulin de la Porte d’Argences (AAMPA) s'occupe de sa gestion, de sa restauration et y propose régulièrement des manifestations.

 

L'église Saint-Jean

Au XIIIème siècle, l'église n’était qu’un ancien prieuré occupé par une dizaine de moines.

En 1736, elle fut réédifiée par l'Abbaye de Fécamp. Cette église ne recevait pas de dîmes, contrairement à l’autre église d’Argences, Saint-Patrice. Elle sera démolie en 1944.

 

Raoul d’Argences (xx-xx) est le 6ème abbé de Fécamp – voir article séparé -

 

La Révolution

Les biens de l’abbaye sont confisqués et revendus comme bien national.

Nous avons les publications et annonces d’adjudications suivantes :

 

Le 11 juillet 1792 - District de Caen

Plusieurs pièces de terre, situées terroir d'Argence, avec un moulin à bled, le tout affermés à MM. Guesdon, Hervieux, le Saulnier et le Barbier, par baux expirant en 1795, (abbaye de Fécamp ) sur l'enchère de 30992 livres

 

Le 14 juillet 1792 - District de Caen

Un domaine situé à Argence, à Meaux (hameau) du Fresne, ayant maison, manable, batimens d’exploitation, pressoir, grange, bergerie, four, cour, jardin, le tout contenant 7 acres 3 vergées, entouré de haies et fossés et de la rivière de Manche ; avec différentes pièces de terre en herbage et prés ; le tout affermé à M. Hervieux, par bail expirant en 1795, moyennant 2000 liv. et autres charges, (abbaye de Fécamp) sur l'enchère de 38640 livres

 

L’église Saint-Jean devenait le seul lieu de culte après la révolution. Son presbytère, à cette époque, est transformé en première Mairie, appelée "maison commune" et sera dorénavant le lieu des réunions municipales. En mars 1794, lors de la période dite de la Terreur, l'église Saint-Jean est transformée en lieu de culte de la Raison. Comme sa consoeur Saint-Patrice, c'est un lieu où les informations en tout genre y étaient prononcées ; la grosse cloche faisait office de convocation aux assemblées.

 

La destruction de la ville en 1944

Le clocher de l’église Saint-Jean est dynamité par les Allemands le 20 juillet 1944. Le reste du bâtiment a été détruit par les bombardements de juillet et août 1944. Il n’en subsiste que le mur de l'abside, située rue du Moulin.

Dans les années 1960, une nouvelle église est reconstruite. Elle est édifiée Place du Général Leclerc : c'est l'église Saint-Jean Baptiste.

 

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Carte Postale 14. Argences  Moulin Sur La Muance  Très Beau Plan - France

 

 

/ CPA FRANCE 14 "Argences, L'église" - France

 

Argences 1916 - 14 - Le Chemin Des Vignes - Lavoir - France

 

 

CPA Argences, Halle Aux Grains - France

 

 

CPA - ARGENCES (14) - Aspect De La Ferme De La Côte Sainte-Eustache Sur La Route De Fresne En 1913 - France

Côte du vignoble d’Argences

 

14 Argences - Ancienne Eglise St Patrice Et Statue De St Maclou / Edition : C. Groult - France