A Saint-Malo, quand la morue se mêle de tout

 

La grande aventure de la morue dura 500 ans, depuis la découverte du Nouveau Monde jusqu’en 1994 date de fermeture par le Canada de ses eaux territoriales.

Au tout début, le poisson était si abondant que l’on parlait parfois de pêche miraculeuse. Au fil des siècles, ce que l’on dénommait « la grande pêche » s’est développée, devenant un enjeu économique majeur pour toute l’Europe ; on parlait alors à son sujet de « l’or blanc » . Par la suite, arriva le temps du chalut et au final le temps de la surpêche … Pendant cette longue période, la morue se retrouvait partout, elle était omniprésente, dans tous les ports, dans toutes les gares, toutes les boutiques, tous les menus des hôtels et restaurants, tous les garde-mangers, toutes les assiettes …

A Saint-Malo, qui se disait la capitale des terre-neuvas [1] , la morue prenait une place spécialement importante ; plus de la moitié de la ville vivait de cette activité ; à certaines années, plus de cent navires [2] quittaient le port malouin pour traverser l’Atlantique en direction de Terre-Neuve ou du Groenland [3] .

Voyons donc les points essentiels de cette morue qui se mêle de tout ou, comme on le disait alors, « cette molue [4] qui se mêle à tout » !

 

Le séchage de la morue, un droit seigneurial 

 

A Saint-Malo, la morue dès le Moyen-âge se faisait entendre [5]

Les terrains dits des Champs Vauverts, proches des remparts et de la tour du même nom, étaient initialement une garenne épiscopale ; l’évêque étant le seigneur des lieux y faisait exercer ses droits de séchage de la morue, à cet endroit-ci, mais hors les murs ; nous avions là une première sécherie connue .

Pendant ce temps, malheureusement l’évêque laissait les remparts sans entretien ; il refusait les réparations, ainsi que la création de nouvelles défenses de la ville ; il s’en suivra en 1362 une révolte malouine, avec la mort d’un clerc, et la destruction de la sécherie de poissons ; l’évêque, Guillaume Poulard, associé à son Chapitre devront céder devant les prétentions de la Commune Jurée soutenue par les bourgeois …

Des difficultés réapparurent en 1496 ; les représentants de la Ville cessèrent de comparaître au Chapitre ; ils dressèrent un mémoire des griefs qu’ils reprochaient à l’administration du Chapitre et s’octroyèrent le droit d’établir une Maison de Ville ; les chanoines présentèrent à leur tour un mémoire renfermant en 39 articles les diverses attributions, droits et coutumes de la seigneurie de Saint-Malo ; parmi eux, le droit de pêcheries et de sècheries ; par la suite, pour conclure ce long conflit , un édit de la duchesse Anne de Bretagne de 1513 retire à la seigneurie épiscopale un certain nombre de droits et privilèges au profit de la Communauté de ville et répartit les attributions respectives .

Le droit de séchage, avec les grandes découvertes, allait prendre une nouvelle dimension ; les Champs Vauverts quant à eux,  servirent à la défense de la Ville ; par arrêt du Parlement du 18 juillet 1624, le Gouverneur se fait reconnaître la propriété exclusive de cette place ; les remparts furent ici renforcés par des contreforts, glacis et échauguettes, en vue de l’installation d’un service d’artillerie [6] .

 

Avec la découverte du Nouveau Monde, celle de Terre-Neuve …

 

Avec les grandes découvertes, le monde, le vieux-monde, allait changer, la pêche à la morue également … Les malouins découvrent la pêche à Terre-Neuve, dès 1519, avec toujours la nécessité du séchage ; la pêche à la côte organisait un séchage sur place, mais sur le Grand Banc, la morue était rapportée verte, seulement salée et destinée à être séchée ; il s’agissait d’un séchage naturel, à l’air libre, au sol sur des graves ou sur des vignots [7] .

Alors, quand les navires rentrent à Saint-Malo, en retour de pêche, viennent les prohibitions, celle de partager le seign ou saint, les ouilles, de vider les saumures ailleurs que sur le sable ou si bas sur la grève que la mer puisse emporter le déchet. Et puis recommence comme chaque année la grande affaire du séchage ; on doit y faire appliquer les règlements : défense à l’avenir de mettre la molue à sécher au cimetière ;  on voit permettre à des prisonniers d’aller tourner et retourner les morues au Sillon ; la Justice elle-même le comprend ; on laisse étendre ce poisson non seulement au Sillon, au Talard, au Bé, sur les rochers qui entourent à la ville, mais encore sur les murs, les tours, au haut des maisons ; on épargne qu’aux seuls en-bas les maisons habitées ; encore est-il que de porte en porte, la morue trempe pour les besoins journaliers dans un bac, pour ensuite en rejeter les eaux putréfiées dans la rue ...

C’est tout cela que les malouins du temps nommaient eux-mêmes « l’infection des molues » [8] .

 

Une aubaine pour cette activité : l’exemption de la gabelle

 

Le Roi de France, Philippe de Valois, établit en 1342 l’organisation du sel et de son impôt, la gabelle, avec des « greniers à sel » dans toutes les provinces qui dépendaient du domaine de la Couronne, ceci dans la même loi qui l’avait établie sur le trône, dénommée la loi salique [9] . Les pays exempts, ou pays de franc-salé, sont les provinces qui ne subissaient pas l’impôt avant leur rattachement à la couronne ; ils étaient donc exemptés de tout droit de gabelle ; parmi eux, il y avait la Bretagne. L’argument de l’exemption est que ces pays étaient en principe eux-mêmes producteurs de sel, et que donc ils n’avaient pas à payer de taxes sur leur propre production.

Saint Malo eut sa propre exemption de gabelle, par lettre de franchise de Charles VI de 1395, confirmée lors de l’union de la Bretagne à la France, par Charles VIII en 1488.

Le sel était depuis toujours une matière strictement nécessaire pour la conservation de la morue pendant les longues périodes de pêche ainsi que le retour en métropole. Les quantités de sel nécessaires étaient suffisamment importantes pour considérer en l’espèce un véritable avantage de traitement des bretons sur les autres provinces. Exempts de gabelle sur leur propre sel, ils obtenaient aussi des exemptions pour le sel importé des autres régions, celui de Charente ou de Méditerranée. Au 18ème siècle surtout, les habitudes pour le retour de pêche consistait à débarquer la morue à Marseille, à l’époque un grand port de décharge, et de revenir – remonter – au port d’attache chargé de sel, et de vin et autres produits de cabotage …

Une aubaine donc pour les bretons, par contre les normands n’apprécièrent ni le paiement de la gabelle [10] , ni le tirage au sort des places de pêche pour Terre-Neuve organisé à Saint-Malo ; ils allèrent pêcher au Grand Banc pour de la morue verte qui malheureusement – double peine - nécessitait plus de sel que la morue sèche !

 

Un avantage également avec les primes

 

Les premiers « encouragements » à la grande pêche apparurent sous Colbert [11] , puis furent spécialement créés en 1767, avec d’une part les primes à l’exportation, pour uniquement les colonies [12] , et d’autre part les primes d’armement, calculées d’abord selon le nombre de navires envoyés à Terre-Neuve, puis selon le nombre d’hommes embarqués.

En 1785, les primes à l’exportation sont étendues aux livraisons en Europe – Espagne, Portugal, Italie … Pendant la Révolution et l’Empire, elles sont suspendues, avec pour raison principale que Terre Neuve mais aussi les colonies étaient devenues inaccessibles. Puis au cours du 19ème siècle, elles seront régulièrement accordées, pour un temps donné, mais toujours renouvelé.

Sous l’influence de ces primes, la grande pêche se développait ; l’idée était de soutenir ce qui constituait une véritable pépinière de marins, ce qui en assurait leur apprentissage ; l’autre argument était de compenser le grand éloignement des français par rapport aux lieux de pêche, et puis de compenser l’impossibilité pour eux depuis le traité d’Utrecht de 1713 de laisser sur place des installations fixes ; on réfutait bien sûr l’idée de seulement protéger les intérêts particuliers d’une industrie.

Certaines années, 12 000 hommes partirent pour Terre-Neuve ; en 1840, le montant total des primes s’était élevé à 4 781 000 francs.

 

Une nourriture européenne

 

La morue était une nourriture nationale, un produit alimentaire de base présent dans tous les foyers ; elle était simple, d’un transport facile, nutritive, hygiénique et représentait un complément indispensable aux autres aliments locaux composés surtout de pain, de légumes et de féculents [13] ; elle passait pour être un met « rustique » mais de nombreuses recettes la rendirent plus « sophistiquée » ; de plus, elle correspondait aux exigences des règles de jeûne imposées par la religion catholique [14] .

Elle était aussi globalement européenne ; la morue anglaise, hollandaise ou norvégienne, avec les îles Lofoten, se commercialisait dans toute l’Europe du Nord ; la morue portugaise et française dans l’Europe du sud et dans les colonies.

La décharge avait lieu dans les ports de l’Atlantique et de la Méditerranée ; les marchandises remontaient tous les cours d’eau au moyen de gabarres jusqu’aux endroits les plus reculés dans les montagnes. L’Italie se faisait livrer à Libourne ou Gênes en passant par Marseille ; la Suisse en recevait dans tous les restaurants portugais ; l’Espagne préférant se tourner vers l’or de Incas, se faisait livrer par les anglais ; les autres pays, France, Angleterre, Portugal, Norvège, Pays-Bas étaient à la fois producteurs et consommateurs.

L’on a prétendu que la morue de Terre Neuve avait été un levier par lequel l’Angleterre prit sa part de la richesse du nouveau monde espagnol ; en effet avec la mise en place d’un commerce triangulaire, les anglais se lancèrent dans la pêche à Terre Neuve pour aller livrer la morue séchée en Espagne et dans tous les pays du sud et en revenir chargés par le troc de toutes les denrées recherchées de ces pays-là ; on a même parlé en raccourci d’un transfert de l’or espagnol en faveur de l’Angleterre.

 

Un port adapté à la pêche à la morue

 

Dans les années 1870, les armateurs de Saint-Malo réclament un bassin à flot pour l’hivernage des terre-neuviers : la demande consistait de transformer le bassin intérieur ou « mare aux canards » en un vrai bassin à écluse, le futur bassin Jacques Cartier ; ils faisaient cette demande pour grouper et remiser l’hiver les navires revenant de Terre-Neuve en évitant un échouage éparpillé dans les moindres abris de la baie ou de la Rance .

Rapports et délibérations – Ille et Vilaine – Conseil Général – Ports de Saint-Malo et de Saint-Servan - Utilisation du réservoir intérieur formé par la digue de réduction. —

 

Délibération du 26 août 1873 :

« Un travail présentant un caractère très marqué d’utilité générale avait été proposé par la Chambre de Commerce de Saint-Malo, sur l’initiative de M. Lemoine, armateur de la ville [15] .

La chambre de commerce demande l’établissement d’une communication entre le port et la retenue d’eau formée par la digue insubmersible au moyen d’une écluse simple, permettant l’entrée des navires tirant au plus 4 mètres d’eau.

Monsieur le Préfet vous a rendu compte des premières formalités remplies pour cette affaire qui, toutes, ont été favorables ; plus récemment, l’enquête, ordonnée par M. le Ministre des travaux publics, a eu lieu à Saint-Malo, et la commission chargée du dépouillement de l’enquête a demandé à l’unanimité la construction d’une écluse simple, avec porte d’Ebi et de flot, telle qu’elle est figurée au plan de MM les ingénieurs.

Il ne reste donc plus qu’à obtenir l’approbation du conseil général, des ponts et chaussées et l’allocation d’un crédit.

Votre commission vous propose d’insister, afin d’obtenir du Gouvernement la prompte exécution de ce travail. »

 

Nouvelle délibération en octobre ( ?) 1874 :

« La Chambre de Commerce de Saint-Malo, conformément à une opinion émise par M. Lemoine, armateur de cette ville, a demandé, à la date du 18 décembre 1872, que l'administration voulût bien exécuter les travaux nécessaires pour que les bateaux de Terre-Neuve puissent être remisés dans l'enceinte de la digue de réduction du bassin à flot. 

Invités à donner leur avis sur les travaux demandés et sur le chiffre des dépenses qu'ils entraîneraient, les ingénieurs ont fait connaître par un projet dressé à la date du 11 mars 1873 qu'au moyen d'une somme de 300,000fr. et en utilisant deux des portes destinées à la petite écluse, il serait possible de transformer deux des pertuis du Tallard en une écluse à porte d'Ebe et de flot de 13 m de largeur entre les bajoyers et de 9 m 50 de profondeur sur le radier, de manière qu'aux environs des pleines mers de morte-eau des navires d'un tirant d'eau maximum de 4m à 4m50 pourraient, pénétrer dans le réservoir ; que si le commerce ne voulait pas se contenter de 3 ou 4 jours par chaque syzygie pour les communications avec le réservoir, il serait possible, moyennant un supplément de 160,000 fr., d'ajouter un sas de 75 m de longueur, pour lequel on utiliserait les deux autres portes de la petite écluse remisées sous les hangars de l'Administration.

On construirait en même temps deux nouveaux pertuis.

Appuyé par les conseils municipaux de Saint-Malo et de Saint-Servan, ce projet, qui présente le plus grand intérêt pour le pays, a été soumis, du 1er au 30 juin 1873, à une enquête d'utilité publique, conformément à une décision ministérielle du 5 mai précédent.

L'enquête ayant été favorable, une décision ministérielle du 8 janvier 1874 a autorisé l'étude et la mise aux conférences d'un projet définitif. Ces formalités ont été accomplies et, après l'accord unanime des divers services intéressés, ce projet a été transmis le 9 avril dernier à l'Administration supérieure, qui n'a pas encore statué…… »

 

Les travaux eurent bien lieu ; ils s’achevèrent en 1878 ; l’écluse simple dite du Talard sera transformée en écluse à sas vers 1885 ; en réalité, les navires iront se remiser non pas à l’endroit réclamé par les armateurs mais dans les deux nouveaux bassins à flot, le bassin Bouvet sur Saint-Servan inauguré en 1884 et le bassin Duguay-Trouin sur Saint-Malo inauguré en 1885.

                                                                                                                                           

Le séchage de la morue, d’abord naturel, sur les graves, devient mécanique.

 

En 1904, la France abandonne ses droits de pêche à la côte de Terre-Neuve, mais il y a encore la pêche aux bancs avec la morue verte ; le séchage ne peut plus se faire alors qu’à Saint Pierre ou sur l’île aux chiens ; avec une décharge à Bordeaux, le séchage a lieu à Bègles dans des grandes souffleries mécaniques ; pour un retour plus rapide au port d’attache, Fécamp, Saint-Malo vont aussi construire leurs propres sécheries ; à Saint-Malo, on en comptait cinq à la fin de la pêche à la voile, et plus que deux en 1938, une à Saint-Malo et une à Saint-Servan ; une sécherie, autorisée en 1881 se situait à Rocabey près de la rue Ch La Chambre ; une autre existait en 1915, de l’autre côté de la voie de chemin de fer, au chemin pavé, aujourd’hui rue Aristide Briand, à côté de la centrale EDF, qui alimentait les souffleries ; à Saint-Servan, une sècherie Huet exista de 1910 à 1966 au fond du bassin Bouvet , aux Talards, rue Le Gobien à l’angle de la rue du Canada.

 

Un dernier mousquetaire : Fernand Leborgne (1931-2017)

 

Né en 1931 à Fécamp, il a embarqué comme mousse dès l’âge de 14 ans, comme la plupart de ces grands marins terre-neuviers ; au milieu des années 1950, Jacques Mazoyhié armateur met en place deux capitaines, Fernand Leborgne et Jean Friboulet aux commandes de ses chalutiers Cap Fagnet, et Belle Normandie ; à la mort subite de son armateur, en 1962, il part à Saint-Malo pour l’armement Pleven comme capitaine de navire, puis directeur de l’armement en 1977, qu’il reprend lui-même en créant alors la Comapêche, devenue par la suite en 2004 la Compagnie des Pêches de Saint-Malo.

Il croisa le fer avec les canadiens et puis avec les pouvoirs publics français [16] . Il défendit mais en vain une situation historique particulière en faveur de la France, et cela même dans les eaux territoriales canadiennes. Il invoquait concernant son métier de pêcheur une méconnaissance des pouvoirs publics qui ainsi auraient mal défendus les intérêts économiques de notre pays, lors de la détermination des eaux territoriales de Saint-Pierre et Miquelon, et puis lors de la demande de renouvellement de la convention canadienne tout comme lors de la fixation des quotas de pêche.

Contre vents et marées, il chercha à poursuivre la pêche à la morue. En pleine campagne de pêche, il est arraisonné par des navires canadiens ; il se précipite dans les ministères parisiens où il reçoit tantôt des promesses non tenables et non tenues, tantôt des réponses cinglantes « Il faut oublier la morue » ou encore « Vous n’allez pas compromettre la diplomatie avec le Canada pour quelques centaines de Kg de morues … » ; Voltaire avait dit en son temps « pour quelques arpents de neige … »

 

Conclusion

 

Les anciens armateurs morutiers, devenus parfois titulaires de charges anoblissantes, ont été appelés les anoblis de « queue de morue » ; critiqués par le haut, tout autant que par le bas, avec les forçats, les bagnards de la mer qu’aujourd’hui certains pousserait volontiers à la rébellion … et puis, il y avait les odeurs, dans les rues de Saint-Malo, aussi bien dans celles de Fécamp, tout comme dans la ligne de tramway allant de Bordeaux à Bègles ... enfin ce poisson dit commun, entre deux eaux [17] , dont, malgré sa laideur, on parle tout le temps et qui donc se mêle à tout …

Eh bien, sans rancune pour de tels propos, le monde de la pêche à la morue poursuivit son chemin, et aussi son cap, pour faire prospérer ses entreprises, pour nourrir l’Europe, laborieusement, par des tâches qualifiées désormais d’inhumaines, que peu de personnes accepteraient de refaire aujourd’hui ; ainsi vécurent nos ancêtres, ceux de Saint-Malo ou d’ailleurs, ayant une place importante mais pas exclusive dans la cité, souvent même discrète hors des discours et des médailles, mais toujours méritants quand ils étaient récompensés …. Pour une grande aventure humaine à laquelle Saint-Malo participa grandement .

                                                                                                Yves Duboys Fresney

Sources :

-        L’abbé François Manet - Frédéric Jouon des Longrais -

-        Saint-Malo, 2000 ans d’histoire par Gilles Foucqueron

-        Entretien personnel avec Fernand Leborgne du 28 août 2003

-        Fernand Leborgne et Mathilde Jounot : « Priez pour ceux qui restent à terre…, ceux qui sont en mer, ils se démerdent »,  Editions des Equateurs, 2007.

Notes :



[1]   La concurrence était forte avec Fécamp ; les chiffres les plus précis sont les suivants : xx

[2]   106 en 1786, 125 en 1903 pour la région de Saint-Malo, 146 en 1912 dont 43 pour Cancale.

[3]   Il ne faut bien sûr pas oublier Saint-Servan dans cette histoire …

[4]   Molue est une formulation ancienne de morue.

[5]   La morue était alors pêchée sur le Dogger Bank, avant qu’elle ne migre vers les eaux froides de l’Atlantique nord

[6]  Paragraphe dressé à partir de l’abbé François Manet (1764-1844) et de Gilles Foucqueron dans « Saint-Malo, 2000 ans d’histoire » .

[7]   Des claies ou encore des bordelaises …

[8]  Paragraphe dressé à partir de Frédéric Jouon des Longrais (1892-1975) - (Office 6 octobre 1565 ; 4 septembre 1571 ; 23 mars 1569) -

[9]  Instaurée au départ par Saint-Louis dès 1246, la gabelle sera ensuite révisée par l’ordonnance des gabelles de 1680 puis supprimée par la Révolution, le 1er décembre 1790. Elle passera pour être l’un des impôts le plus arbitraire de l’ancien régime.

[10]   Le Cotentin avec Granville possédait un régime intermédiaire dit de quart de sel. 

[11]   Pour la pêche pratiquée dans la mer Baltique et les mers éloignées

[12]   Principalement, les iles françaises du Levant – Les Antilles -

[13]   La viande était rare, seulement les dimanches et jours de fêtes.

[14]   L’on comptait 166 jours de jeûne dont 40 jours de carême.

[15]   François Lemoine (1799-1885), ancêtre direct de l’auteur.

[16]   Et aussi avec Brigitte Bardot qui alors interférait avec sa campagne en faveur des bébés phoques.

[17]   Pélagique en réalité.